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La Conférence des Forces vives de la Nation tenue à Cotonou,
du 19 au 28 février 1990 a permis la réconciliation nationale
et l’avènement d’une ère de renouveau démocratique. |
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Au lendemain de
ces assises, le peuple béninois a :
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réaffirmé son opposition fondamentale à tout régime
politique fondé sur l’arbitraire, la dictature,
l’injustice, la corruption, la confiscation du pouvoir et le
pouvoir personnel; |
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exprimé sa détermination par la constitution de créer
un Etat de droit et de démocratie pluraliste, dans lequel les
droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques , la
dignité de la personne humaine et la justice sont garantis,
protégés et promus.
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C’est donc
pour apporter un support juridique à ces idéaux que les
institutions de contre-pouvoir ont été créées en vue de
contrôler l’action de l’exécutif. Le Haut – conseil de
la république a été ainsi mis en place pour assurer un rôle
de régulateur du fonctionnement des Institutions et de
l’activité des pouvoirs publics. Il sera remplacé par la
cour constitutionnelle dont les premiers membres ont pris
fonction en juin 1993. |
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Aux
termes des dispositions de l’article 114 de la
loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution
de la République du Bénin, « La cour constitutionnelle
est la plus haute juridiction de l’Etat en matière
constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité de la
loi et elle garantit les droits fondamentaux de la personne
humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe
régulateur du fonctionnement des institutions et de
l’activité des pouvoirs publics. »
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II.
DIVERS ACTES SERVENT DE FONDEMENT À SES ACTIONS
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