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10
décembre 1990 : adoption par référendum de la
nouvelle constitution du Bénin (93,2% de
"oui").
17
février 1991 : premières élections législatives
libres et transparentes. 14 listes regroupant 22 partis se
présentent aux suffrages de 2 100 000 électeurs pour
pourvoir aux 64 sièges de l’Assemblée nationale. Une
coalition de 4 partis soutenant le Premier ministre Soglo
arrive en tête avec 17 élus. Le parti de M. Tévoédjré,
Notre Cause Commune, obtient 7 sièges.
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Président
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En
février 1990, après la
suspension de la Constitution, une Conférence
Nationale des Forces Vives de la Nation est organisée
à Cotonou sous la présidence de Mgr de Souza,
archevêque de Cotonou..
Tenue du
19 au 28 février 1990, la "conférence
nationale des forces vives de la nation" (CNFVN) présidée
par Mgr de SOUZA, à laquelle prennent part 500 délégués
représentant les différentes sensibilités politiques et
corporations du pays. De cette conférence naissent
d’une part le "Haut Conseil de la République"
, organe législatif de suivi et de contrôle, et
d’autre part un gouvernement de transition dirigé par
Nicéphore Soglo.
Ces deux institutions cohabitent avec M. Kérékou
jusqu’aux élections présidentielles.
En décembre 1990, une
nouvelle Constitution instaurant le régime présidentiel
et le multipartisme intégral est adoptée par référendum.
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Photo
d'ensemble des membres du Haut Conseil de la République |
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La conférence nationale béninoise
a été suivie d'une période d'expérimentation institutionnelle
et de légitimation. La cour constitutionnelle avait fortement
imposé sa suprématie sur la réglementation des conflits entre
élites institutionnelles. Des réformes dans les systèmes de
représentation politiques et d'administration locale des
politiques sociales commencent à transformer les rapports
politiques verticaux et participent à la consolidation
démocratique dans un contexte de crise économique
quasi-permanent au Bénin. (IBISCUS-CEAN)
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Dans le contexte des changements
politiques qui interviennent en Afrique, le Bénin est apparu, en
1990, comme un cas d'exception. Dans des circonstances où se mêlaient
le hasard et la stratégie politicienne, ce pays fut le premier à
réussir une transition démocratique jusqu'à son terme marqué
par des élections libres. Pour la première fois, on a pu
assister à la conquête d'un Etat démocratique après dix-sept
ans d'un régime militaire et marxiste. Le Bénin a inventé, pour
parvenir à cette issue, la formule de la Conférence nationale,
sorte d'états généraux ayant permis, contre toute attente de négocier
en douceur un changement de régime. La formule de Conférence
nationale a, depuis lors, fait école dans d'autres pays
africains. En proclamant le renouveau démocratique (La
Perestroika africaine), le Bénin fut considéré comme un véritable
miracle des temps présents, et ce que l'on appellera "le modèle
béninois" est devenu un cas d'études. Les circonstances qui
ont conduit au changement de régime par le moyen de la Conférence
nationale sont analysées. (IBISCUS-CEAN)
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