BENIN

      Repères événementiels


             

    

 

1960 (1er août) Indépendance de la République du Dahomey. Hubert Maga est président de la République.
1960 (25 novembre) Adoption de la Constitution.
1960 (11 décembre) Elections législatives. Victoire du Parti dahoméen de l’Unité (PDU), réunion du Parti des nationalistes du Dahomey (PND) de Sourou Migan Apithy, et du Rassemblement démocratique dahoméen (RDD) de Hubert Maga.
1963 (octobre) Grèves et manifestations.
1963 (28 octobre) Hubert Maga est renversé. Le pouvoir revient au colonel Christophe Soglo.
1963 (décembre) Sourou Migan Apithy devient président de la République, Justin Ahomadebgé Premier ministre et vice-président.
1964 (5 janvier) Adoption par référendum de la nouvelle Constitution.
1965 (29 novembre) Démission de Sourou Migan Apithy. La formation d’un nouveau gouvernement est confiée au président de l’Assemblée nationale, Tahirou Congacou.
1965 (22 décembre) Prise du pouvoir par le général Soglo.
1967 (17 décembre) Coup d’Etat militaire mené par le commandant Kouandété. Un gouvernement avec à sa tête le lieutenant-colonel Alley est constitué.
1968 (26 juin) Suite au boycott des élections, le Comité militaire révolutionnaire (CMR) investit le Dr Emile Derlin Zinsou.
1969 (10 décembre) Le lieutenant-colonel Kouandété écarte le Dr Zinsou. Un triumvirat militaire gouverne.
1970 (mars) Election présidentielle, annulée en avril.
1970 (7 mai) Formation d’un Conseil présidentiel de trois membres, M. Apithy, M. Maga et M. Ahomadebgé, dont la présidence sera tournante. M. Maga inaugure le système pour deux ans, suivi par M. Ahomadebgé.
1972 (26 octobre) Nouveau coup d’Etat militaire portant au pouvoir le commandant Mathieu Kérékou.
1973 (décembre) Création du Conseil national de la révolution (CNR).
1974 (30 novembre) Déclaration officielle d’adhésion au marxisme-léninisme.
1975 (30 novembre) Proclamation de la République populaire du Bénin. Instauration du parti unique, le Parti de la révolution populaire béninoise (PRPB).
1977 (16 janvier) Agression aérienne de l’aéroport de Cotonou par un groupe de mercenaires (dont Bob Denard).
1977 (26 août) Adoption de la Loi fondamentale.
1979 (novembre) Elections législatives. Forte majorité pour les candidats du parti.
1980 (6 février) Election par l’Assemblée nationale révolutionnaire de Mathieu Kérékou à la présidence de la République.
1984 (31 août) Réélection de Mathieu Kérékou.
1987 Crise économique, agitation des étudiants, contestation des militaires.
1988 (mars-juin) Deux complots militaires sont déjoués.
1988 (septembre) Création d’une Cour de Sûreté de l’Etat.
1989 (2 août) Réélection de Mathieu Kérékou.
1989 (novembre) Grève générale.
1989 (décembre) Le Bénin renonce à l’idéologie marxiste-léniniste.
1990 (février) La Constitution est suspendue.
1990 (19-28 février) Conférence nationale à Cotonou (488 délégués). Pose les principes de la future Constitution.
1990 (9 mars) Création du Haut Conseil pour la République (HCR) qui compte quatre des ex-présidents : Hubert Maga, Justin Ahomadebgé, Emile Derlin Zindou, Tahirou Congacou. Ce HCR détient le pouvoir législatif.
1990 (12 mars) Le HCR nomme Nicéphore Soglo Premier ministre.
1990 (2 décembre) Adoption par référendum du projet de Constitution instaurant un régime présidentiel, le multipartisme.
1991 (2 février) Elections législatives.
1991 (24 mars) Nicéphore Soglo est élu président de la République.
1993 (7 juin) Installation de la Cour constitutionnelle.
1995 (28 mars) Elections législatives. Victoire des opposants à Nicéphore Soglo (Parti du renouveau démocratique, PRD).
1995 (novembre) Arrestations de militaires. Des rumeurs évoquent une tentative de coup d’Etat.
1996 (3/18 mars) Election présidentielle. Le général Mathieu Kérékou est élu avec 52,49 % des voix face à Nicéphore Soglo.
1996 (9 avril) Formation du Gouvernement, composé de 18 membres, issus de différentes formation politiques. Adrien Hougbédji est nommé Premier ministre (poste non prévu dans la Constitution de type présidentiel).
1998 (8 mai) Démission du Premier ministre Adrien Houngbédji et des 3 autres ministres de son parti, le PRD.
1998 (15 mai) Formation du second gouvernement Kérékou, composé de 18 ministres dont 13 qui ne faisaient pas partiede la précédente équipe. Il y a 4 femmes mais plus de Premier ministre.
1998 (7 juin) Installation par le Chef de l'Etat de la nouvelle Cour constitutionnelle.
1999 (30 mars) Elections législatives. L'opposition remporte 42 sièges sur 83.
1999 (22 juin) Mathieu Kérékou forme un nouveau gouvernement.
2000 (19 décembre) Adoption de deux nouvelles lois électorales.
2001 (1er mars) 12 candidats se déclarent pour lélection présidentielle
2001 (8 mars) La CENA renonce à publier les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 4 mars. Elle renvoie cette responsabilité d’officialisation des résultats à la Cour Constitutionnelle.
2001 (20 mars)    9 des 25 membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) démissionnent pour protester contre les conditions d’organisation du second tour des élections.
2001 (24 mars)    Mathieu Kérékou est réélu pour un second mandat de 5 ans.
2001 (6 avril)    Mathieu Kérékou est investi pour son dernier mandat à la présidence du Bénin.
2001 (7 avril)   
 
Le président annonce la composition du nouveau gouvernement béninois (21 membres contre 19 auparavant : 8 sont des nouveaux ministres, 12 conservent leur portefeuille). L’un des départs les plus remarqués est celui de la ministre de la protection et des affaires sociales, Mme Ramatou Babamoussa (celle-ci paye le prix de sa gestion de l’affaire Etireno).
2001 (26 avril)  Lancement officiel par l’UNICEF d’un « mouvement national en faveur des enfants ».
2001 (4 mai)    Les députés adoptent à l’unanimité une loi autorisant la ratification par le gouvernement de la « convention relative à l’interdiction des pires formes de travail des enfants et l’action immédiate en vue de leur élimination ». Convention adoptée en juin 1999 par l’OIT.
2001 (26 juin)    Adoption par les députés d’une proposition de loi d’amnistie pour les infractions commises pendant les dernières élections présidentielles (entre le 4 février et le 4 avril 2001).
2001 (10 juillet)     L’Assemblée Nationale adopte dans la nouvelle Charte des partis politiques, une disposition qui prévoit une assistance financière de l’Etat aux partis politiques.
2001 (23 juillet)     Mathieu Kérékou annonce que le Bénin ne dispose pas « pour le moment » de moyens financiers suffisants pour organiser des élections municipales.
2001 (25 juillet)    
   
Adoption d’une nouvelle loi portant révision de la Charte des partis politiques. Celle-ci subordonne la création d’un parti politique à l’existence de 120 membres fondateurs (soit 10 par département). L’article 44 interdit la « transhumance politique », à savoir le changement de parti en cours de mandat.
2001 (26 juillet) Le gouvernement souhaite renforcer son système judiciaire suite aux dysfonctionnements qui ont conduit à la multiplication des règlements de comptes extra-judiciaires.
2001 (31 août)     La Cour Constitutionnelle rejète la loi portant sur la Charte des partis politiques adoptée le 24 juillet par le Parlement.
2001 (2 septembre)    
   
Rosine Soglo, présidente de la Renaissance du Bénin (RB, principal parti d’opposition), est destituée lors d’un congrès extraordinaire suite à un mouvement de dissidence.
2001 (21 septembre) Un projet de loi prévoyant un « avancement au mérite » pour les fonctionnaires suscite des remous parmi les syndicats ainsi qu’une succession de grèves.
2001 (22 octobre)     Nicéphore Soglo, ancien président, confirme son épouse Rosine Soglo à la tête de la Renaissance du Bénin dont elle avait été exclue par un groupe de dissidents.
2002 (2 janvier) Le Parlement vote un « douzième provisoire » sur la base du budget 2001 pour permettre à l’Etat de continuer à percevoir des recettes et exécuter des dépenses pour le mois de janvier 2002 en attendant le vote du budget 2002.
2002 (5 janvier)    Le gouvernement annonce que les élections municipales auront lieu le 1er décembre 2002. Celles-ci n‘avaient pu avoir lieu faute de moyens financiers après les élections présidentielles de mars 2001.
2002 (7 janvier)    Les députés rejettent le projet de budget 2002.
2002 (11 janvier)    Blocage institutionnel autour du budget. Celui-ci aurait dû être voté avant la fin 2001.
2002 (12 janvier)    Le gouvernement décide « d’introduire un nouveau projet de loi de finances gestion 2002 ».
2002 (19 janvier)    Soglo appelle à « l’union de toutes les forces de l’opposition » au Bénin.
2002 (6 février)    Mathieu Kérékou prend une ordonnance en Conseil des Ministres pour faire appliquer le budget de l’Etat 2002conformément à l’article 68 de la Constitution (le chef de l’Etat peut prendre des lois par ordonnance « lorsque le fonctionnement régulier et normal des institutions se trouve menacé de manière grave et immédiate »).
2002 (7 février)   Le parti RB qualifie de « dérive grave » du pouvoir, l’ordonnance prise par le président.
2002 (11 février)   Le Parlement limite les pouvoirs exceptionnels du président Kérékou.

Suite en cours

Sources utilisées

Afrique contemporaine, revue trimestrielle (La documentation Française)
AFP Afrique : bulletin quotidien d'Afrique - Agence France Presse
Dossiers de presse du centre de documentation du CEAN

 


 

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