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Le chef de l'Etat béninois, Boni
Yayi, et le secrétaire général de
l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF),
Abdou Diouf ont conjointement inauguré, mardi à
Cotonou, les travaux du 5ème congrès de
l'Association des cours constitutionnelles ayant
en partage le français (ACCPUF).
Les présidents des juridictions
constitutionnelles de la plupart des pays
francophones, des membres de ces institutions
ainsi que des personnalités et experts de réputation
internationale se pencheront, pendant trois jours,
sur plusieurs aspects des entraves aux
constitutions, à l'édification et la
consolidation de l'Etat de droit et de la démocratie.
Pour le chef de l'Etat béninois, le thème est
d'intérêt crucial pour la consolidation de la démocratie
qui doit consolider l'Etat de droit, et qui ne
saurait exister sans une justice fiable y compris
la justice constitutionnelle.
Le secrétaire général de l OIF, Abdou Diouf a,
quant à lui, fait remarquer que «dans le
contexte actuel de la grave crise internationale
d'ordre tant économique que financier, mais aussi
politique social et éthique, qui secoue les
fondements d'un ordre mondial à l'évidence désuet,
nous avons l'obligation de poser les termes de
nouvelles régulations et de nouvelles solidarités».
Dans une démarche complémentaire à celle promue
dans les enceintes internationales à un effort
collectif renforcé dans l'identification des
causes des tensions internes auxquelles sont
confrontées tous les pays, mais qui suit la
conjonction de plusieurs paramètres, peuvent se
transformer, parfois en crises non maîtrisées,
a-t-il poursuivi.
Si certaines de ces crises sont en liaison étroite
avec les dysfonctionnements du système
international, la plupart d'entre elles sont dues
à un déficit notable dans le respect des droits
de l'homme, la pratique de la tolérance, la saine
gestion de la gouvernance politique et économique
ou plus souvent encore dans l'observance par tous
les acteurs concernés, des règles du jeu démocratique
pourtant largement et consensuellement codifiées,
a-t-il souligné.
Créé en 1997 afin de renforcer les liens entre
les membres de l'espace francophone, l'ACCPUF
rassemble actuellement 47 cours constitutionnelles
et institutions équivalentes d'Afrique, d'Europe,
d'Amérique et d'Asie.
L'Association a pour but de favoriser
l'approfondissement de l'Etat de droit par un développement
des relations entre les institutions qui, dans les
pays ayant en partage l'usage du français,
quelles que soient leurs appellations ont dans
leurs attributions, compétence pour régler en
dernier ressort avec l'autorité de chose jugée,
les litiges de conformité à la constitution.
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